Une aide au logement pour les profs en Seine-Saint-Denis fait polémique

Le rectorat de Créteil devrait verser une aide de 2000 euros par an pendant trois ans aux enseignants qui s’installent dans 19 établissements sensibles de Seine-Saint-Denis. Un coup de pouce qui suscite la controverse.

Prime ou pas, la nouvelle suscite déjà la polémique chez la FSU, première fédération enseignante, qui critique une « décision unilatérale, prise sans concertation ». La fédération craint une stigmatisation des établissements: « Ça revient à stigmatiser ces 19 établissements. La stabilité des équipes, c’est surtout de ne pas supprimer de postes! », s’indigne Guy Trésallet, secrétaire départemental de la FSU 93.


Avant même l’annonce officielle de cette «expérimentation sociale» visant à «stabiliser les équipes pédagogiques», la fédération syndycale unitaire (FSU) du 93 a réclamé l’«annulation immédiate» de la mesure. Elle la juge «ségrégative», «stigmatisante» et «à la limite de la malhonnêteté».

La FSU demande son remplacement par une revalorisation «pour tous, à 1.500 euros» de l’indemnité d’installation en région parisienne.

Selon Guy Trésallet, porte-parole de la FSU 93, ces collèges se verront supprimer 24 postes en septembre 2009 au vu des prévisions démographiques, «cela veut dire 24 collègues déplacés: qu’on arrête de nous parler de stabiliser les équipes».

Après évaluation, cette expérimentation menée dans un premier temps à Stains, Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse pourra être étendue à d’autres établissements de l’académie.

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